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29 juin 2011

Top 30 de la santé : les places sont chères

Top 30 de la santé : les places sont chères

Le top 30 de la santé de l’an passé confirme la tendance de la concentration du marché. Et ceci devrait encore s’intensifier dans la mesure où près de 50% des membres de ce classement pourraient à leur tour être visés par des rapprochements sous deux ans.

Quelques mouvements en tête de ce Top 30

S’il y a quelques mouvements en tête de ce Top 30, la hiérarchie demeure en place et il n’y a pas non plus de réelle grosse chute avérée ou de sortie de route constatée.

 

Les bouleversements les plus marquants concernent le retour de Reunica (qui n’y était pas l’an passé car il n’avait pas répondu) et l’entrée en lice de l’union nationale pour la prévoyance de la mutualité française (UNPMF) dont la croissance fut spectaculaire ces derniers temps.

 

Mais si l’on relève aussi peu de mouvement dans le classement, ceci est aussi dû à une concentration qui ne cesse de se développer. Ainsi et comparé à il y a 5 ans, ne se retrouvent dans le classement à peine plus de 50% des noms sous leur appellation d’aujourd’hui. Un autre point atteste de cette concentration dans le top: les trente premiers ont une valeur de plus en plus importante.

 

Ainsi et actuellement, pour pouvoir figurer dans ce classement, il faut peser près de 300 millions d’euros, soit plus du double par rapport à il y a cinq ans.

 

De nombreux groupes, tels Axa, Allianz ou Pro BTP, ont des taux de croissance qui se situent entre 40 et 50% sur cette même période. Et ce, même s’ils n’ont pas fondamentalement élargi leurs cibles. Aucune autre entreprise n’a enregistré de tels scores, à part certaines sur le marché des nouvelles technologies.

 

Il n’est donc pas du tout usurpé d’affirmer que la complémentaire santé n’a pas eu à subir les conséquences du krach de 2008. Et ceci ne devrait pas changer dans les temps futurs, à moins d’une nouvelle crise majeure.

 

Cette croissance exponentielle s’explique surtout de deux manières pour les acteurs de ce top : les rapprochements (quel qu’en soit la nature) et l’augmentation conséquente des tarifs des contrats proposés aux usagers.

 

Pour ce qui est de ces rapprochements qui touchent potentiellement 50% des membres du classement, les manœuvres continuent chez les groupes paritaires et mutualistes.

 

Pour les groupes paritaires, un monstre est en train de voir le jour : Humanis, né de la fusion en début d’année d’Aprionis et de Vauban-Humanis, 1,7 milliards d’euros en santé et 2,6 sur la globalité de ses activités de concurrence. Le géant prendra réellement son essor lorsque Novalis-Taitbout viendra le consolider encore davantage dans six mois, ce qui, de fait, fera émerger de nouveaux entrants paritaires et mutualistes.

 

Cela dit et toujours au chapitres des rapprochements, notons tout de même que certains ne fonctionnent pas ou alors très difficilement. Comme celui entre D et O, Mornay et la Mutuelle Générale qui, après avoir englobé l’Apgis, devait cette année former un groupe pesant la bagatelle de 1,4 milliards d’euros en complémentaire santé. Mais actuellement, la fusion n’est toujours pas opérationnelle alors qu’elle est pourtant le préalable requis à la naissance d’une nouvelle organisation avec la Mutuelle Générale.

 

Pour ce qui est des groupes paritaires, le marché attend de futurs mouvements importants. Ainsi, AG2R-La Mondiale, Pro BTP et Reunica sont actuellement sur les rangs et font beaucoup parler d’eux.

 

Mais si le rapprochement entre Pro-BTP et Reunica est actuellement stoppé par l’Agirc-Arrco, les commentateurs ne se privent pas de noter que ces deux structures sont liées avec Groupama : Si Reunica entretient des liens anciens avec Gan et a donné naissance avec lui à Reunica (société d’épargne retraite), Pro BTP, pour sa part, a crée avec Gan la plate-forme santé Sévéane. Autant de liens plus ou moins troubles qui n’empêcheront pas, loin s’en faut, les observateurs de commenter…

 

Quant à AG2R-La Mondiale, elle se tient toujours prête à mettre en musique son partenariat avec la Macif, celui-ci étant prévu de longue date déjà. Il y a deux mois, les deux structures ont affirmé avoir paraphé une lettre d’engagement et ont affiné leurs objectifs, à savoir générer quelques 170 millions d’euros de nouvelles affaires sur cinq années en assurance collective comme en prévoyance.

 

Pour les groupes mutualistes, quatre faits essentiels sont à relever (dont trois ne bouleversent en rien le top 30 dans la mesure où cela concerne des unions qui fusionnent leurs mutuelles). Ainsi, Adréa et Eovi en 2011 et Harmonie mutuelles l’an prochain.

 

Quant au dernier fait très important, il concerne bien sûr la naissance d’Istya il y a près de deux mois. A cette union mutualiste de groupe (UMG) formée par cinq mutuelles de la fonction publique (MAEE, MGEN, MGET, MNH et MNT) qui pèse la modique somme de 2,6 milliards d’euros en santé, s’est greffé MCDéf.

 

L’augmentation des tarifs a été importante et cela ne va pas changer sous peu. Car non seulement il y a l’augmentation dite tendancielle des dépenses de santé (près de 3% supplémentaires) que les organismes complémentaires couvrent dans leur rôle de financeurs, mais il faut aussi ajouter à cela des taxes de plus en plus conséquentes.

 

Entre la hausse de la contribution à la CMU qui est devenue une taxe du chiffre d’affaires santé (6,27%) et la taxe sur les conventions d’assurance (TCA) à 3,5% qui est appliquée sur les contrats responsables (qui représentent tout de même près de l’entièreté du marché, 98%), les complémentaires regrettent amèrement de se voir muer en percepteurs de taxes qu’elles sont bien obligées de reporter sur les cotisations.

 

Les assureurs, institutions de prévoyance et autres mutuelles prévoient tous pour cette année des augmentations de tarifs assez importantes, entre 5 et 7% avec des pics à 10%. Ce qui n’est en revanche pas le cas du collectif « sur-mesure » dont les tarifs sont élaborés selon le ratio sinistres/primes. Pour autant, tous ces organismes veulent également réduire la facture de l’an prochain.

 

Cela pourra-t-il se faire ?

 

Le sondage de l’Argus montre une certaine anxiété car si l’on considère les comptes publics, tous les acteurs du secteur ont peur d’avoir à absorber de nouveaux désengagements de la sécurité sociale.

 

On y verra sans doute plus clair en septembre lorsque les arbitrages du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) auront été rendus.

 

Pour rappel, les cinq leaders (cotisations encaissées, en brut de réassurance et d’acceptations) sont les suivants :

 

  • Axa (2,87 milliards d’euros)

  • Groupama (1,94 milliards d’euros)

  • Harmonie mutuelles (1,93 milliards d’euros)

  • Malakoff-Médéric (1,56 milliards d’euros)

  • Allianz (1,45 milliards d’euros)

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